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18 Fév 2026

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Vous êtes professeur·e des écoles, instituteur·rice ou enseignant·e dans le secondaire, et depuis quelque temps, une idée s’impose à vous : devenir orthophoniste. Ce n’est pas un hasard. Chez Orthophonie Académie, nous accompagnons chaque année de plus en plus d’enseignants dans ce projet de reconversion. Et pour cause : le passage de l’enseignement vers l’orthophonie a tout d’une évidence.

Dans cet article, nous allons explorer pourquoi la reconversion prof vers orthophoniste est particulièrement pertinente, quelles compétences vous pouvez valoriser, et comment structurer votre projet pour maximiser vos chances d’intégrer un Centre de Formation Universitaire en Orthophonie (CFUO).

Pourquoi les profs choisissent-ils de devenir orthophonistes

La reconversion professionnelle concerne aujourd’hui près de 20 % des Français. Parmi les métiers de santé les plus prisés, l’orthophonie se distingue par sa proximité naturelle avec le monde de l’éducation. Ce n’est pas un hasard si les orthophonistes en reconversion viennent souvent du monde de l’enseignement, comme le soulignent les professionnels du secteur.

Plus d’autonomie professionnelle

En tant qu’orthophoniste, vous gagnez une liberté que l’enseignement ne permet pas toujours. Vous gérez votre emploi du temps, adaptez vos prises en charge et vos outils aux besoins de chaque patient. Que vous exerciez en libéral ou en structure, vous disposez d’une marge de manœuvre bien plus grande qu’en classe.

Un métier qui répond aux frustrations de l’enseignement

Beaucoup d’enseignants expriment les mêmes frustrations : le manque de temps pour accompagner individuellement chaque élève, la gestion de classe chronophage, le sentiment de ne pas pouvoir vraiment aider les enfants en difficulté. En tant qu’orthophoniste, vous retrouvez ce qui vous a fait aimer l’enseignement (aider les enfants à progresser) mais dans une relation individuelle, sans les contraintes de la gestion de groupe.

Une rémunération plus avantageuse

Soyons honnêtes : la question financière compte. La rémunération d’un orthophoniste, notamment en libéral, est généralement plus avantageuse que celle d’un enseignant. C’est un élément à prendre en compte dans votre réflexion sur la reconversion.

Le libre choix de votre lieu d’exercice

C’est l’un des contrastes les plus frappants avec l’Éducation nationale. En tant qu’enseignant, vous n’avez pas le choix de votre lieu d’affectation : vous exprimez des vœux, mais c’est l’académie qui décide. Les premières affectations se concentrent souvent dans les académies déficitaires (Créteil, Versailles, Amiens…), parfois loin de chez vous. Et changer d’académie ensuite peut prendre des années.

En orthophonie, c’est l’inverse : vous choisissez librement où vous installer. 85 % des orthophonistes exercent en libéral, et chaque praticien décide de l’endroit où il souhaite s’implanter en fonction de son projet de vie. Certaines zones sous-dotées offrent même des aides financières à l’installation, mais rien n’est imposé. Vous restez maître de votre choix géographique.

Les compétences transférables de l’enseignement vers l’orthophonie

Vous avez passé des années à repérer les élèves en difficulté d’apprentissage : dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, troubles de l’attention… En devenant orthophoniste, vous passez de l’observation à l’action thérapeutique. Vous êtes formé·e spécifiquement à ces troubles et vous disposez enfin des outils pour accompagner ces enfants (et adultes) de manière approfondie.

En tant qu’enseignant·e, vous maîtrisez déjà l’art de la transmission. Vous savez adapter votre discours au niveau de votre interlocuteur, expliquer un concept de plusieurs manières différentes, faire preuve de patience et d’encouragement. Ces qualités sont au cœur du métier d’orthophoniste.

La différenciation pédagogique est devenue incontournable dans les classes. Vous avez l’habitude de prendre en compte les besoins spécifiques de chaque élève. Cette sensibilité aux parcours individuels est exactement ce que recherchent les jurys d’admission en CFUO.

L’orthophonie traite des troubles du langage oral et écrit. Votre maîtrise de la langue française (grammaire, orthographe, syntaxe) est un prérequis fondamental que vous possédez déjà. C’est un atout majeur pour les épreuves de sélection et pour votre future pratique.

Vous avez l’habitude d’informer les parents des progrès ou des difficultés de leurs enfants. Cette communication avec l’entourage est également essentielle dans la prise en charge orthophonique. Vous savez déjà gérer ces échanges parfois délicats.

 

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